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De l'aide familière pour Mary Spencer

LONDRES - Mary Spencer est extrêmement confiante à la veille de son premier combat aux Jeux olympiques, parce que notamment, elle est prête physiquement et mentalement, et aussi, en raison de la présence de son instructeur du club de boxe de Windsor, Charlie Stewart.

Stewart n’est pas l’entraîneur officiel aux Jeux de Londres, il s'agit plutôt de Sylvain Gagnon. Cependant, il représente beaucoup aux yeux du plus gros nom de l’équipe nationale de boxe et les responsables de Boxe Canada ont décidé de le faire venir ici, grâce aux fonds du programme «À nous le podium». Ils lui ont réservé une chambre d’hôtel et lui ont remis les accréditations en prévision des combats de Spencer. Celle-ci, triple championne mondiale, affrontera la Chinoise Jinzi Li, lundi après-midi à l’ExCel Arena. Une victoire lui permettra d’accéder à la ronde des médailles.

Les dirigeants de la formation ont également amené Stewart à Belfast, site de l’entraînement préolympique. Aussi, le thérapeute Ricardo Santia a été dépêché sur place afin de traiter les hanches endolories du vétéran entraîneur, de sorte que ce dernier puisse travailler aux côtés de Gagnon durant les combats de Spencer.

«Nous avons eu un camp d’entraînement où nous avons pratiqué avec Charlie afin de s’assurer que tout soit dans l’ordre, a déclaré le directeur de la haute performance de Boxe Canada, Daniel Trépanier. Jusqu’ici, il paraît bien.»

Mais il n’y a pas que Mary. Évidemment, les deux boxeurs masculins du Canada à ces Jeux, le super lourd Simon Kean de Trois-Rivières et le poids mi-moyen Custio Clayton de Dartmouth (Nouvelle-Écosse), obtiennent l’attention nécessaire.

Kean a défait le Français Tony Yoka la semaine dernière et fera face au Kazakh Ivan Dychko lundi soir. Clayton, qui a déjà remporté deux combats, se mesurera au champion européen, Freddie Evans. S’il l’emporte, il sera assuré du podium. Le Canada n’a pas gagné de médaille en boxe olympique depuis 1996.

Les hommes présentent une fiche de 3-0 jusqu’à maintenant, mais Spencer est définitivement la tête d’affiche. La boxe féminine fait son entrée aux Jeux cette année et les gens de Boxe Canada misent gros sur celle qui avait perdu son premier duel aux récents Championnats du monde en mai; d’ailleurs, la Canadienne a dû obtenir un laissez-passer du CIO pour Londres. Alors, Spencer a précisé requérir la présence de son entraîneur en Grande-Bretagne.

«Ce ne serait pas la même chose s’il n’était pas là. Il a été à mes côtés pendant 10 ans. Comment pourrais-je ne pas l'avoir ici?, s’est interrogée Spencer, 27 ans. Je suis confortable quand il est dans les environs. Quand je suis nerveuse, je veux avoir quelqu’un m’étant familier aux alentours. Je tiens à cœur tout ce qu’il dit.

«Si tout le monde me dit que je peux battre cette fille mais que je n’entends pas cela de Charlie, alors je ne serai pas certaine à 100% de pouvoir la vaincre. S’il me dit que je peux la défaire en faisant ceci et cela, je vais sentir que je peux y arriver. Tout ce que j’ai à faire, c’est ce qu’il dit.»

«Il est un entraîneur incroyable, il est un maître de la stratégie. Il peut analyser les boxeurs et trouver leurs faiblesses. Il sait quoi faire pour exploiter le potentiel», a ajouté Spencer.

Quant à Li, elle a été championne mondiale chez les 75 kilos en 2008 (Spencer avait aussi mérité l’or cette année-là, chez les 69 kg). En finale des Mondiaux de 2010, la Canadienne l’avait dominée 14-2.

«Cependant, nous savons que ce n’est plus la même fille, a déclaré Trépanier au sujet de Li. Les Chinois investissent beaucoup d’argent pour leur programme de boxe et elle est nettement meilleure qu’en 2010.

«En revanche, ça fait longtemps que nous n’avons pas vu Mary dans une telle condition physique. N’étant pas aux Olympiques en tant que numéro 1, elle est plus fâchée que jamais et est déterminée à reprendre sa place au sommet.»